Autres Traditions

Carnaval

Le carnaval des Franches-Montagnes du Noirmont, appelé Carimentran, remonte comme le baitchai à plusieurs centaines d’années. Un texte de 1577 fait mention de l’existence de cette fête durant cette année-là. Cette fête se déroule, comme le baitchai, 40 jours avant Pâques. Et comme Pâques varie d’une année à l’autre dans les dates, le carnaval peut se dérouler très tôt comme très tard durant le mois de février.
Comme on l’a vu, le Carimentran commence un soir de pleine lune, environ une semaine avant carnaval, par les Sauvages qui annonce le début des festivités du carnaval.
Le vendredi soir qui suit les Sauvages surgit le cortège qui fait une boucle dans le village du Noirmont devant un nombreux public. Un cortège a lieu également les deux jours suivants. Chaque soir du vendredi au dimanche soir, s’organise une grande fête avec les cliques de la région pour animer les soirées. Ensuite, de la nuit de lundi à mardi, se déroule le baitchai. Enfin, le lendemain, c’est le Mardi Gras avec le Grand Manger où le jambon est roi. Après le repas, des spectacles comiques et des groupes de musique s’enchaînent jusqu’au soir pour faire une dernière fête déguisée, pour les plus résistants. Personnellement, je n’ai jamais réussi à tenir les cinq soirs de suite. Il me fallait en tout cas un ou deux jours de repos pour tenir le coup.
Avant qu’une société de carnaval ne voit le jour en 1964, ces événements étaient organisés, au début du 20ème siècle, par les garçons célibataires du village. Par la suite, fut créé le carnaval du Noirmont tel qu’on le connaît aujourd’hui. En 1990, le carnaval du Noirmont a pris un essor important en devenant le carnaval des Franches- Montagnes.

Le rai-tiai-tiai

Une des traditions les plus réputées dans la région, au même titre que le baitchai, est le rai-tiai-tiai. Il se déroule également le soir du Mardi Gras dans les villes et villages d’Ajoie. Les participants étaient munis à l’époque de chaudrons, de casseroles, de couvercles de marmites, de cloches fêlées et se mettent en marche pour battre le rai-tiai-tiai. Contrairement au baitchai, il n’y a pas de rythme. Le but est de faire le plus de bruit possible. Aujourd’hui cette tradition est des plus belles avec des instruments encore plus bruyants. Les participants font également des farces aux habitants de leur localité, en leur déplaçant les volets à l’autre bout du village ou en mettant une grosse pile de bois derrière leur porte…

Le Morgenstreich

A Bâle, en 1950, tous les corps de métier se sont associés pour faire le pied de nez au pouvoir et à l’église du Prince-Evêque de Bâle. Ils décident de faire le carnaval une semaine plus tard contre la volonté du Prince-Evêque qui était en plein Carême. Le Morgenstrein est le baitchai de Bâle en quelque sorte. Pendant cette nuit, les hommes parcourent les rues avec des fifres et des tambours en jouant de très vieilles mélodies. Ces dernières ont souvent été reprises du temps où les Bâlois étaient mercenaires au service du roi de France. Tous les participants sont vêtus d’une chemise blanche et d’un foulard rouge. Ils partent par groupes, des quatre coins de la ville et se retrouvent sur la place centrale, devant l’hôtel de ville.

Le reslote

Le lundi, à cinq heures du matin, toutes les familles se réunissent habillées également de chemises blanches et de foulards rouges avec des chapeaux et font du bruit en traînant des bidons et en agitant des cloches. Ils font cela de cinq heures à sept heures. Ils mangent ensuite la soupe aux oignons.
Et bien d’autres de même style un peu partout en Suisse.